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10月30日 Angoulême : menaces sur le festival de BDLa 37e édition du Festival de bande dessinée d'Angoulême est menacée, alors qu'il est considéré comme l'un des cinq grands festivals français, après Cannes, Avignon, La Rochelle et Bourges. La raison ? L'argent, bien sûr. Depuis septembre dernier, compte tenu du désengagement de l'État en matière de dotations budgétaires des municipalités, la Ville d'Angoulême redoute d'avoir à financer l'intégralité des prestations techniques de l'événement. Le délégué général du festival, Franck Bondoux, a la désagréable impression d'être placé au pied du mur. «J'ai appris dans le quotidien Charente libre, puis dans Sud-Ouest, que le maire, Philippe Lavaud, envisageait de remettre à la charge du festival les prestations techniques, soit environ 400 000 €. La question que je pose est simple : est-ce qu'une ville comme Angoulême veut continuer à se donner les moyens d'accueillir une telle manifestation ? Le festival est l'un des événements fondateur de cette ville. Il a généré depuis toutes ces années des apports incalculables. Remettre en question tout cela à dix semaines de l'ouverture est inadmissible. On n'organise pas les Jeux olympiques dans un stade de banlieue, que diable ! Voilà trente-sept ans que nous sommes le grand rendez-vous de la BD dans le monde. Nous dégageons des bénéfices. Je ne veux pas le faire au rabais.» À la mairie, on tempère. Le maire se trouvant en vacances, c'est l'adjoint à la culture et aux loisirs, Gérard Desaphy, qui répond calmement : «Dans le cadre d'un accord triennal, la Ville octroie une subvention de fonctionnement d'un million d'euros, mais elle a décidé de ne plus prendre en charge l'intégralité des prestations techniques. Celles-ci comprennent notamment le montage des stands commerciaux abritant les éditeurs ou l'installation des barrières de sécurité.» Dans Sud-Ouest, Philippe Lavaud avait justement déclaré qu'il s'agissait «d'une question de moralisation de l'argent public». «Est-ce que l'argent public a vocation à financer le montage des stands accueillant des activités commerciales ? Je ne le pense pas.» Piste de réflexion Même si Gérard Desaphy affirme avec vigueur qu'«Angoulême ne veut pas tuer la poule aux œufs d'or et ne devienne pas un festival au rabais», il suggère une piste de réflexion : «Pourquoi les éditeurs de BD ne paieraient-ils pas cette facture relative aux prestations techniques ?» La question a immédiatement fait réagir Claude de Saint-Vincent, directeur des Éditions Dargaud et membre du syndicat des éditeurs de BD. «C'est totalement baroque, dit-il. Depuis plus de trente ans, les éditeurs financent le festival. Cela prouve que les gens de la mairie ne connaissent rien à la manifestation. Les auteurs, les dessinateurs remplissent les hôtels, les restaurants. Tout cela a un coût. Compte tenu des tensions du marché en 2009, si les conditions d'accession au festival changent, si même elles augmentent, j'ai bien peur que les éditeurs ne puissent plus investir dans la manifestation. Cela pourrait même donner le coup de grâce à Angoulême. Qui plus est, il est incroyablement étonnant qu'un maire PS s'attaque à un tel symbole de la culture populaire : la BD, art populaire s'il en est.»
Olivier Delcroix, Le Figaro, 30.10.09 引用通告此日志的引用通告 URL 是: http://kobason.spaces.live.com/blog/cns!C873246EA6369396!32089.trak 引用此项的网络日志
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