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    2월 26일

    Elvis Costello's 'Spectacle' shares the inside-the-music spotlight

     

    A&E / Bio's "The Chris Isaak Hour" is the second new hourlong music performance and interview series to show up on cable TV in recent months, coming on the heels of the Sundance Channel's "Spectacle," hosted by the ever-provocative Elvis Costello.

    "Spectacle" is really the brainchild of Elton John and his life-business partner, David Furnish, two of the show's executive producers. John also was Costello's first guest when "Spectacle" premiered last fall, and it was obvious from his impassioned remarks about fellow musicians Laura Nyro, David Ackles and Leon Russell that he was a man on a mission.

    Other guests have included Lou Reed, Herbie Hancock, She & Him, Renée Fleming, Rufus Wainwright and former President Bill Clinton, on how his training as a musician informed his political career.

    "David and I wanted to make a music show about music that's in-depth, not just a sound bite," John said recently. "Most of the time on TV you never get that chance, you're just going on to plug a new record. But there's nothing on television that gives people an insight into musicians anymore. There are great shows where people perform, but not where they're interviewed in any depth. So we thought, 'Wouldn't it be great?' "
     

    Both shows target music lovers interested in broadening their horizons.

    "There's no history in music anymore," John said. "As music has become more and more downloadable, something is getting lost. To me, it's always been about the tangible, starting with the 78, then the 45, then the 33 album, eight-tracks and cassettes . . . . The magic was to put the headphones on and look at the gatefold with the lyrics, read the credits to see who played on it, who the bass player was -- it was the whole journey."

    As for the competitive aspect of these shows vying for much the same audience, John and Isaak are shaping up as the world's worst combatants. "The more the merrier," John said. "We really need programs like that, so people can have a reference point, something more than watching a bloody video on MTV."

    Said Isaak: "I like Elvis Costello. . . . I saw the list of his guests -- he has fantastic guests. I'm a terrible judge. I think they're very different shows, [and] I think you could watch his and watch mine. To me, I love music, so I'm all for anything where you get musicians on TV and you get to hear them play music and talk about it."
     
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    Randy Lewis, The Los Angeles Times, 25.02.09

    Antoine Glaser: "Désormais, le clan Bongo ne jouit plus de la même impunité"


    La justice française a saisi, jeudi 26 février, des comptes bancaires du président du Gabon. Omar Bongo avait été condamné à verser 457 347 euros au fils d'un chef d'entreprise français qui avait dû payer cette somme pour faire libérer son père, René Cardona, détenu à Libreville. Cette affaire peut-elle faire des émules et susciter de nouvelles plaintes ?
     
    Il s'agit d'une affaire privée et relativement mineure si l'on s'en tient aux montants impliqués. Le président gabonais et sa famille était actionnaires dans la société de René Cardona. Comme ailleurs en Afrique, c'est très difficile de travailler au Gabon si on ne dispose pas de protection au plus haut niveau de l'Etat. Mais c'est moins l'aspect judiciaire de cette affaire que sa médiatisation qui nous intéresse. D'autres particuliers ayant connu le même type de problèmes que M. Cardona savent désormais que le clan Bongo ne jouit plus de la même impunité. Ce sont parfois de petites affaires qui font rebondir les gros dossiers.
     
    Quel rapport entretient la France avec le Gabon ?
     
    Les relations franco-gabonaises sont très anciennes. Après la guerre d'Algérie, c'est le Gabon qui a assuré, à travers Elf, l'approvisionnement énergétique de la France. Pendant toute la période de la guerre froide, Omar Bongo était "notre homme à Libreville". Il a couvert toutes les turpitudes de la France en Afrique. Ce n'est pas un hasard si les mercenaires français engagés dans la guerre du Biafra stationnaient au Gabon. Aujourd'hui encore, quand Omar Bongo descend à l'Hôtel Meurice, toute la classe politique vient lui rendre visite. De gauche comme de droite. Plusieurs Gabonais siégeaient au premier rang lors du dernier congrès de l'UMP...
     
    Quelles sont les relations de Nicolas Sarkozy avec Omar Bongo ?
     
    Il ne peut rien lui refuser. D'abord, Omar Bongo a toujours fait partie des principaux acteurs du "village" franco-africain. Il connaît Nicolas Sarkozy depuis ses premiers pas au RPR. Quand les deux hommes se rencontrent, les discussions portent davantage sur la politique française que sur l'état du Gabon. Leurs relations ne sont pas aussi étroites qu'à l'époque de Jacques Chirac, mais Bongo reste un homme incontournable en Afrique. C'est toujours à lui que l'on fait appel en cas de problème.
     
    A combien estime-t-on les avoirs du clan Bongo en France ?
     
    C'est très difficile à évaluer. Le clan Bongo est très installé dans la capitale. Le président gabonais a une quarantaine d'enfants naturels et adoptés. Tous ont fait des études en France et disposent d'appartements et de voitures. Le montant des biens de cette nomenklatura gabonaise est considérable.
     
    D'où vient cette fortune ?
     
    Le Gabon est un petit pays peuplé d'un million d'habitants, dirigé depuis cinquante ans par le même homme. De son palais du bord de mer, Omar Bongo règne en patriarche. Sa fille Pascaline dirige le cabinet présidentiel. Son fils Ali est ministre de la défense. Beaucoup d'enfants sont à la tête de sociétés d'Etat. Tous les barons régionaux sont cooptés. Cela crée des réseaux politiques et financiers très intégrés. Il faut savoir que 80 % à 90 % des recettes du Gabon viennent du pétrole.
     
    La médiatisation de l'affaire des biens immobiliers et, aujourd'hui, du procès Cardona sonne-t-elle le glas d'une certaine politique africaine ?
     
    La "Françafrique" est comme un gros bateau : même si elle est en phase finale, elle ne va pas disparaître du jour au lendemain. Paris peut toujours compter sur Omar Bongo pour lui rendre service. C'est le président gabonais qui a organisé la rencontre de Carla Bruni-Sarkozy avec Nelson Mandela en février 2008. C'est Libreville qui a servi de plate-forme lorsqu'il a fallu évacuer certains citoyens Français du Tchad. C'est Ali Bongo qui est intervenu pour faire libérer les journalistes français emprisonnés à Niamey.
     
    Mais le système se délite. La politique française en Afrique est en train de se judiciariser. En témoignent l'Angolagate, l'affaire Borel à Djibouti, l'affaire Kieffer en Côte d'Ivoire ou encore l'affaire des biens immobiliers. Aujourd'hui, toutes ces histoires sont très médiatisées.
     
    L'Afrique fait peur à Nicolas Sarkozy. Il souhaite se désengager du continent, d'autant plus que la France, en perte d'influence, n'a plus les moyens d'une politique bilatérale comme à l'époque de la guerre froide. Ce n'est pas un hasard si Nicolas Sarkozy répète à qui veut l'entendre que la France a plus d'intérêts au Proche et au Moyen-Orient.
     
    Antoine Glaser est rédacteur en chef de La Lettre du continent et coauteur avec Stephen Smith de Sarko en Afrique (éd. Plon, 2008).
     
    Nicolas Sarkozy a été reçu par Omar Bongo au Gabon, le 27 juillet 2007. | AP/MICHEL EULER

    Gauguin podría haber cortado la oreja a Van Gogh, según un libro

     
    Cada cierto tiempo hay algún investigador con nuevas teorías sobre los mitos de la estética contemporánea. Ahora es el turno de Rita Wildgans y Hans Kaufmann, que vienen con la novedad de que Van Gogh no se cortó la oreja sino que la perdió en una pelea con Gauguin.
     

    Van Goghs Ohr. Paul Gauguin und der Pakt des Schweigens (La oreja de Van Gogh. Paul Gauguin y el pacto del silencio), es el título del libro de Wildgans y Kaufmann, publicado por la editorial Osburg, que ofrece una nueva versión de los hechos ocurridos en Arles (sur de Francia) en diciembre de 1888.

    Los dos autores argumentan a partir de una serie de dudas que apartan la versión generalmente aceptada de los hechos, repetida hasta la saciedad y que ha sido representada en muchas películas y obras de teatro.

    La base de esa versión, según el libro, es el testimonio dado por Gauguin a la policía. Según esa versión, Van Gogh, en un ataque de locura, se habría cortado la oreja izquierda con una navaja de afeitar y luego había ido con ella a un burdel para entregársela a una prostituta y encomendarle que cuidase bien de ella.

    Al día siguiente, Van Gogh fue encontrado, bañado en sangre, en su cama y trasladado a un hospital cercano.

    Wildgans y Kaufmann consideran que la historia está llena de detalles difíciles de creer que les llevan a la conclusión de que Gauguin mintió a la policía, para disimular el papel clave que él había tenido en los acontecimientos de la noche anterior.

    Ante todo la idea de un Van Gogh ensangrentado, dando una caminata nocturna hasta el burdel -a las afueras de Arles- para entregar su oreja a una prostituta que no significaba nada especial para él y después de volver a casa es algo que los dos autores consideran inverosímil.

    La versión alternativa parte de un enfrentamiento entre los dos amigos, generado por la decisión de Gauguin de abandonar Arles y regresar a París. Van Gogh le habría lanzado a Gauguin un vaso en un bar y luego le habría perseguido para tratar de persuadirle de que se quedara en Arles.

    En el enfrentamiento en la calle, Gauguin, que era un buen espadachín, habría desenfundado su daga y le habría cortado de un tajo la oreja a Van Gogh, no lejos del burdel donde posteriormente aparecería la misma y desde donde la policía siguió un rastro de sangre que la llevó hasta la famosa "casa amarilla" donde vivían Van Gogh y Gauguin.

    Este último, sin embargo, tras la pelea había decidido pasar la noche fuera de casa.

    "Usted calla y yo también lo haré", fueron las últimas palabras de Van Gogh a Gauguin, lo que es interpretado por los dos investigadores como un pacto de silencio.

    Para sustentar esa hipótesis, Wildgans y Kaufmann buscan rastros de un presunto sentimiento de culpa en textos y dibujos de Gauguin sobre cuya conciencia pesaría el haber precipitado a Van Gogh a la locura definitiva. Unos girasoles pintados en Tahití, como homenaje a Van Gogh, son una de los indicios que alegan.

    Una de las bases del nuevo libro es una investigación del médico Wilfred Arnold que en 1992 llegó a la conclusión de que la enfermedad de Van Gogh, más que un origen psíquico, procedía de una descompensación de enzimas que le provocaba a crisis temporales de las que luego se recuperaba.

    La versión de Gauguin sobre la oreja cortada, sin embargo, habría creado la imagen de un Van Gogh completamente demente que le llevó al aislamiento total en sus últimos años.

    Seis meses después de dejar la oreja en el prostíbulo de las afueras de Arles, Van Gogh fue internado en un hospital psiquiátrico en Saint Remy. Más tarde, en mayo de 1890, sería traslado a Auvers-sur-Oise, donde fue puesto al cuidado del médico Paul Gauchet.

    El 22 de julio del mismo año Van Gogh murió a consecuencia de las secuelas dejadas por un intento de suicidio.

    Gauguin podría haber cortado la oreja a Van Gogh, según un libro

    La Vanguardia, 26.02.09

    http://www.lavanguardia.es/cultura/noticias/20090226/53648732438/gauguin-podria-haber-cortado-la-oreja-a-van-gogh-segun-un-libro.html

    Label of love: Tru Thoughts

     

    Taking too many risks in banking is a recipe for disaster, we all know that now. But when it comes to music, it's the truest thing an indie label can do.

    Thanks to this strategy Tru Thoughts has celebrated its 10th anniversary with its ideals intact. Furthermore, many exotic-sounding releases are planned over the next six months, ranging from Latino funk (from Quantic, the label's cornerstone) to synapse-shorting, psychedelic electro-jazz fusion and fierce bassline/dubstep DJ cuts, alongside a steady diet of jazz, funk and soul hybrids.

    "People don't want to buy a new car, but they'll surely be able to find a few quid to spend on our music," reasons Robert Luis, the label's co-owner. "It's quite essential."

    Nairobi-born, London-raised and Brighton-based Luis initially ran Tru Thoughts from a space under his stairs and subsidised it with his Phonic Hoops nights at the town's Inigma club.

    Music first, business second remains Luis's mantra, despite him having to rope in his club night partner Paul Jonas as label co-owner and move into an office when the business side became too demanding for a small-scale setup.

    "I couldn't get a decent night's sleep because the fax machine would keep going," says Luis. "We've stopped running weekly club nights now, but the money we made kept the label going in the early days – we'd try out tunes we'd created in the club and get instant feedback. I don't think we took any wages from Tru Thoughts for the first five years."

    Like many Tru Thoughts disciples, Luis, 37, came from a hip-hop background before exploring the funk spectrum. He was inspired by DJs Norman Jay, Keb Darge and Gilles Peterson – who became big endorsers of Tru Thoughts – to start crate-digging for the original breaks and samples. This activity led him to a thriving but commercially stifled contemporary UK soul-jazz scene, so he encouraged others to create their own collages from the funk trunk.

    While Brighton was revelling in Fatboy Slim and big beat, Luis was tuned into the downtempo Bristol sound and the avant-garde hip-hop flowing from Coldcut's Ninja Tunes label, which mentored Tru Thoughts and snapped up Luis's first success.

    Following a few modestly received UK hip-hop singles and the debut of a regular compilation series, When Shapes Join Together, Bonobo's exquisitely dreamy Animal Magic became Tru Thoughts's debut solo artist album release in 2000. "It sold about 20,000 copies and really launched us," says Luis. "But Bonobo really wanted to go up a level and sign to Ninja Tunes, so we helped him to do that."

    The labels have been swapping favours ever since, the latest being Hint, who switched from the downtempo hip-hop he made for Ninja Tunes to a dirtier, heavier grime and dubstep sound when he arrived at Tru Thoughts.

    The label's rise paralleled the success stories of Joss Stone, Amy Winehouse and Duffy – and its Suffolk signing Alice Russell, who recently departed to launch her own Little Poppet label, could give their soul-pop a run for its money with her Aretha-incarnate voice. When backed by the Quantic Soul Orchestra, she and other guests, such as US soul singer Spanky Wilson, sound like they've emerged from the early-70s deep-funk era.

    Tru Thoughts is a catalyst for the vinyl renaissance too, with singles released exclusively for turntablists, and albums getting a vinyl release up to six months before MP3 or CD. "We feel vinyl is special, so we're increasingly making it our priority," Luis says.

    The one thing Luis relies on when signing a new act is his sure-fire ears. They guide him through demos – which often bear fruit – and the artists and producers he headhunts.

    The Hot 8 Brass Band became Tru Thoughts's first US signing in 2007, and it took a bullet-dodging trip to a Katrina-scarred New Orleans to acquire the exhilarating band that fuses a Mardi Gras sound with hip-hop and go-go.

    Although carving a slice from the original home of jazz will enhance Tru Thoughts's gravitas, it's not about where you're from, Luis insists. If you've got the funk – in breakbeat, broken beat, trippy, bassline or dancefloor – Tru Thoughts could well be up for it.

    Tru thinking: Three essential picks

    Bonobo: Animal Magic (2000)

    Producer Simon Green, aka Bonobo and Barakas, did almost all the playing and sampling on this. The loping beats, cinematic strings, and the occasional sitar make this enigmatic masterpiece far more than aural wallpaper, unlike so much chill-out music. Ninja Tunes realised this and re-released it on its own imprint in 2001. It's available from both labels.

    Quantic Soul Orchestra: Tropidelico (2007)

    Will Holland's dizzyingly exuberant big band – a homage to the likes of the JBs and Salsoul Orchestra – pretty much showed Amy Winehouse and Mark Ronson the way. The orchestra's fourth album heavily accents the Latino side of deep funk, Quantic recruiting Brazilian and Colombian musicians to help make a midtempo cumbia, funk and hip-hop soul stew.

    Stonephace: Stonephace (out in April 2009)

    Dirty, heavy psychedelic jazz fusion from Cornwall, featuring Bristolian free-jazz saxophonist Larry Stabbins and Portishead's Adrian Utley, and assembled by former rave organiser Krzysztof Oktalski, Stonephace look likely to blow up judging by the reaction Luis has had since previewing it on his podcast. "One for the heads – just zone out and listen to it," Tru Thoughts's main man advises. And it is a trip.

    Hot 8 Brass Band

    Owen Adams, The Guardian, 24.02.09

    http://www.guardian.co.uk/music/2009/feb/24/label-love-tru-thoughts

    Guadeloupe : le LKP estime qu'un accord sur les salaires est possible

     
    A zéro heure, jeudi 26 février, après neuf heures de négociations, un membre du Collectif LKP est venu annoncer, devant la capitainerie de Pointe-à-Pitre, sous les applaudissements et les cris : "Les 200 euros on les a attrapés !". Après cinq semaines de grève en Guadeloupe, le soulagement était certain. Pas le temps de crier victoire. Rosan Mounien, syndicaliste de longue date de l'UGTG est remonté en réunion, sourire aux lèvres. Vers 3 heures du matin, Elie Domota, le porte-parole du collectif, plus mesuré et plus technique dans son expression, est venu confirmer qu'un accord était possible.

    A Paris, depuis 48 heures, les conseillers de l'Elysée et Matignon travaillaient à une simplification de leur proposition sur le RSA jugée trop peu " lisible". Sans céder sur la demande du patronat d'exonérer leur prime de la CSG et la CRDS, Matignon est parvenu à mettre sur la table un "revenu supplémentaire temporaire d'activité" de 80 euros. Un forfait mensuel destiné aux 45 000 salariés guadeloupéens touchant jusqu'à 1,4 Smic, et qui ne tiendra plus compte de la situation familiale.
     

    Le chiffre "magique" de 200 euros auquel le Collectif s'est accroché pendant des semaines, est atteint. Ce dernier coup de pouce, s'ajoute à la contribution des collectivités locales, 50 euros et à celle du patronat, entre 50 et 90 euros exonérés de charges patronales et sociales. Il y a encore "quelques bitins (choses) techniques" à régler. Ce ne sont pas des détails. Mais le collectif contre la "pwofitasyon " tenait absolument à finir la séquence de ces jours fériés de carnaval, mardi gras et mercredi des Cendres, avec une annonce, fut-elle à consolider.

    Il y a eu de la bagarre à l'intérieur de la salle de négociations. Elie Domota, porte-parole du Collectif, et Willy Angèle, président du Medef Guadeloupe, ont failli en venir aux mains. Une sorte d'affrontement entre hommes, et bien plus que cela : le choc frontal entre deux mondes et des intérêts contradictoires qui ne sont jamais rencontrés. Alors que l'accord était proche, M. Angèle a commencé à exclure du dispositif un secteur, puis deux, puis trois et plus, provoquant la colère du leader du LKP. "C'est un jeu de scène. Dans une négociation, il y a toujours un peu de théâtre", a minimisé un syndicaliste.

    Pourtant, il faut régler les questions pendantes qui demanderont encore des heures de palabres : les salariés sont-ils concernés jusqu'à 1,4 smic ou 1,6 ? Calculera-t-on l'augmentation sur le brut "nu" ou avec le 13e mois et les primes ? La date d'effet du dispositif est-elle immédiate ou différée au… 1er avril, comme le souhaite l'Etat ? Est-ce un accord à durée déterminée ? M. Domota a aussi demandé que les jours de grève soient réglés. Rendez-vous est pris pour 8 heures au stadium de Baie-Mahault, en face de Destreland, avec une recommandation : la mobilisation ne doit pas encore faiblir.

    COUPS DE FEU EN MARTINIQUE

    En Martinique, des échauffourées ont opposé pour la deuxième nuit consécutive des jeunes aux forces de l'ordre. Des coups de feu ont été tirés. Un gendarme, un policier et un jeune ont été blessés. Les incidents ont débuté sur le front de mer et avenue du général de Gaulle, à Fort-de-France, où avaient convergé en début de soirée des dizaines d'adultes et d'adolescents cagoulés. Les gendarmes ont rapidement fait usage de gaz lacrymogène. Circulant en deux-roues, les jeunes se sont ensuite dispersés dans la ville, allumant des feux de poubelles et improvisant des barrages. Plusieurs magasins ont été dévalisés.

    "L'Etat n'a pas mesuré la gravité de la situation, a estimé
    Serge Letchimy, député-maire (Parti progressiste martiniquais) de Fort-de-France. Il y a une remontée d'une profondeur dont on n'estime pas l'importance aujourd'hui".

    Michel Monrose, président du "Collectif du 5 février 2009", qui organise le mouvement social, avait affirmé, mercredi 24 février, que la responsabilité des incidents incombait au patronat qui retarde la conclusion d'un accord. Les négociations sur les augmentations de salaire, qui se montent en Martinique à 354 euros, devaient reprendre jeudi.

    Béatrice Gurrey et Benoît Hopquin, Le Monde, 26.02.09

    Guardiola ha detectado el problema

     
    El Olympique de Lyon estuvo a punto de sacar los colores al Barça durante la primera mitad disputada en Gerland. Fueron 45 minutos en los que el equipo de Claude Puel mostró a Europa cómo jugarle a los blaugrana, explicando, a base de solidaridad física y calidad técnica, que los de Pep Guardiola no son invencibles. El Espanyol ya lo había demostrado días antes, aunque, eso sí, con diferentes argumentos. Nada que el técnico de Santpedor no supiera. De hecho, se le ha secado la lengua de tanto repetirlo en las ruedas de prensa, cuando se canonizaba al equipo antes de beatificarlo. En Gerland vio la oportunidad de anunciar, sin nombrar, las conclusiones a las que ha llegado para que el grupo mantenga el nivel mostrado durante su orgía futbolística. Y no todas son negativas.

    El técnico desconectó ayer durante el día de fiesta que concedió al equipo y hoy volverá al trabajo. Será el momento de exponer a sus futbolistas aspectos a mejorar. Uno de los puntos será corregir la distancia que separa al delantero centro del central. Con las líneas separadas el fútbol del Barça se resiente, no sólo a nivel ofensivo, sino también defensivo. La intensidad de la presión disminuye y, para los rivales, es mucho más fácil superar la primera línea de los blaugrana, puesto que se crean muchos más espacios entre líneas y los rivales no se ven obligados a deshacerse del balón despejándolo. Tanta distancia da opciones a los contrarios de jugar el balón sin necesidad de sortearlo. Sobre todo si tienen calidad, como pasa en la Champions cuando se llega a los octavos de final.

    Otro de los puntos a mejorar por el equipo blaugrana es mantener la calma, quitarse de encima la ansiedad que, en ocasiones, parece sufrir. No sólo la primera mitad en Lyon sirve como ejemplo, sino también el encuentro íntegro ante el Espanyol. Los blanquiazules supieron cómo crear nerviosismo en los blaugrana, un aspecto que, siempre, viene acompañado de un fútbol menos fluido. El Bar-ça es superior a sus rivales, así que el objetivo debe ser serenarse y no caer en sus provocaciones. Los blanquiazules lo hicieron a su manera. En cambio, el Olympique de Lyon lo hizo a la suya, diametralmente opuesta. De hecho, los de Puel jugaron al Barça con sus propias armas: velocidad en la transición, desborde y presión arriba. Físicamente aguantaron media parte, pero pudo ser suficiente para poner la eliminatoria cuesta arriba. Cuando esto sucede, desde el vestuario blaugrana se pide “picardía”, la misma que utilizan otros equipos para combatir al Barça. “Si hay que hacer faltas, se hacen. Si se debe parar el juego simulando lesiones, también”, explica una de las fuentes consultadas. Nada que no haga el resto de equipos cuando deben medirse a los de Pep Guardiola.

    Pero, evidentemente, un colectivo depende de acciones individuales y, en ese aspecto, también hay que mejorar. Abidal insistió antes de viajar a Lyon que, por encima de cualquier otro aspecto, era crucial evitar las faltas cerca del área de Víctor Valdés. A los seis minutos, Touré Yayá y Dani Alves provocaron la primera por un derribo a Ederson. “En una jugada en la que existe superioridad numérica”, comentan, “la última opción debe ser cometer falta”. Si en el rival juega Juninho Pernambucano, las razones para evitar este tipo de acciones crecen. Son jugadas puntuales que pueden marcar una eliminatoria. O un encuentro de Liga. Como pasó con el error de Valdés ante el Espanyol. Pep Guardiola no le recrimina nada en el gol del brasileño del Lyon en Gerland. De hecho, ya dijo tras el partido que “ni siete porteros lo hubieran parado”. En cambio, sí molesta el fallo antes los blanquiazules porque se adjudica a un exceso de confianza del guardameta, una falta de prudencia que impidió que el Barça pudiera optar a la remontada y obligó al equipo a luchar por el empate que, de todos modos, no llegó. Pep Guardiola tiene identificados los males del equipo, el primer paso para encontrar las soluciones. Las alineaciones, en ese sentido, también cuentan. Puyol, por razones tácticas, jugó de lateral zurdo en Lyon, pero tienen claro que, tras la lesión de Abidal, Sylvinho va a tener mucho
    protagonismo.

    Por último, otro de los problemas con los que se está encontrando el Barça es que los rivales, como el Espanyol el pasado sábado, es que han estudiado bien a los de Guardiola y han creado un sistema anti-Barça que le complica el juego que con tanta fluidez realizaron los blaugrana en la primera vuelta.

    Conclusiones positivas

    De lo malo también se pueden sacar conclusiones positivas. Así lo ve el cuerpo técnico del Barça, que, en estos tres últimos encuentros en los que el equipo no ha logrado la victoria también ha visto aspectos en los que fomentar el regreso a la dinámica ganadora en la que estaba inmerso. Uno de ellos es la capacidad de reacción que siempre ha mostrado el conjunto. Nunca da un partido por perdido, como se vio ante el Espanyol y, sobre todo, ante el Lyon. La segunda mitad del conjunto blaugrana fue buena y recordó, en algunos aspectos, al Barça arrollador. La actitud siempre es positiva y, en ese aspecto, también hay que destacar que “a los equipos les cuesta muchísimo ganarnos”, asegura un miembro de la plantilla. Y es cierto. Los rivales deben gastar muchísima energía para imponerse a los de Guardiola.

    Por otro lado, los resultados en la Champions invitan a ser optimistas, puesto que se trata de un torneo en el que las goleadas se cuentan con los dedos de una mano. Las goleadas logradas en la fase de grupos no se ajustan a la realidad de la competición, por lo que un empate con goles a domicilio siempre es un buen resultado. También es motivo para sentirse optimista, aseguran miembros de la plantilla, el hecho de que “seguimos siendo un equipo”. Se refieren al concepto. Nadie hace la guerra por su lado y todos se sienten parte de un todo, algo muy importante para el técnico de Santpedor, que ha incidido en este aspecto desde el inicio de la temporada. En lo que no coincide el grupo con la opinión pública es en la incidencia que ha tenido en el juego la baja por lesión de Iniesta. Recuerdan, y con razón, que, sin el de Fuentealbilla, el Barça fue capaz de ganar, de una tacada, a Sevilla, Valencia, Real Madrid y Villarreal. Cuatro rivales potentísimos a los que Andrés no pudo enfrentarse en la primera vuelta. No hay motivo para preocuparse porque el Barça está bien posicionado en todas las competiciones que disputa. Identificados los puntos en los que el equipo se ha descarrilado, es más fácil encontrar soluciones. La receta es fácil: trabajo, trabajo y trabajo.
     
     
    I. San Antonio/J.M. Díaz, Sport, 26.02.09

    Tibetans Greet New Year in Opposition

     
    Snow fell across this mountain valley as red-robed monks in a prayer hall beat drums and chanted in tantric harmony, a seemingly auspicious start to Losar, the Tibetan New Year.
     

    But a monk watching the ritual on Wednesday morning made it clear: This was a ceremony of mourning, not celebration.

    “There is no Losar,” he said, standing in this monastery town on the edge of the Tibetan plateau. “They killed so many people last year.”

    A few weeks ahead of the 50th anniversary of a failed Tibetan uprising against Chinese rule, and a year after a crackdown on renewed ethnic unrest in this area, Tibetans are quietly but irrepressibly seething. Monks, nomads and merchants have turned the joyous Losar holiday into a dirge, memorializing Tibetans who died in last year’s conflict and pining for the return of the exiled Dalai Lama.

    An informal grass-roots boycott is under way. Tibetans are forsaking dancing and dinner parties for vigils with yak-butter candles and the chanting of prayers. The Losar campaign signifies the discontent that many of China’s six million Tibetans still feel toward domination by the ethnic Han Chinese. They are resisting pressure by Chinese officials to celebrate and forget.

    “It’s a conscious awakening of an entire people,” said Woeser, a popular Tibetan blogger.

    Tibetans here and in other towns, including in Lhasa, the Tibetan capital, say government officials have handed out money to Tibetans to entice them to hold exuberant new year parties. On Wednesday, state-run television showed Tibetans in Lhasa dancing, shooting off fireworks and feasting in their homes.

    At the same time, the government has drawn a curtain across Tibet. Officials have shut down access to many Tibetan regions to foreigners and sent armed guards to patrol the streets.

    Here in eastern Qinghai Province, near the Dalai Lama’s birthplace, the boycott of festivities began as early as January, during the Chinese Lunar New Year. On Wednesday in Tongren, called Rebkong by Tibetans, one of the few bursts of firecrackers took place outside a Chinese paramilitary compound.

    “The government thinks we should celebrate this holiday properly,” said Shartsang, the abbot of Rongwo Monastery. “Certainly this year people haven’t celebrated it in the same way they did in past years.”

    Shartsang was one of more than a dozen monks interviewed over three days at Rongwo, called Longwu in Chinese. The 700-year-old monastery is a sprawling complex of golden-eaved temples and labyrinthine alleyways that is home to 400 monks. It draws pilgrims from across the Tibetan plateau.

    The government has stepped up security across Tibet. Here, more than 300 security officers with riot shields were seen training in the stadium on Wednesday afternoon. On Monday night, a unit of officers marched in formation along a cordoned-off road.

    Chinese officials are wary of the boycott’s mushrooming into larger protests, and of Tibetans taking to the streets next month, which marks the 50th anniversary of the uprising that led to the Dalai Lama’s flight from Lhasa. Most Tibetans revere the Dalai Lama, who advocates autonomy, but not secession, for Tibet.

    Last March, China was convulsed by the largest Tibetan uprising against Chinese rule in decades. It began when the suppression of protests by monks in Lhasa led to ethnic rioting by Tibetans. Eighteen civilians and one police officer were killed, according to Xinhua, the state news agency. Riots and protests flared up across western China. Tibetan exile groups say hundreds of Tibetans died in the crackdown.

    Rongwo Monastery was a locus of resistance. Even before the riots in Lhasa, monks joined Tibetan townspeople to protest the way the police had handled a dispute between Tibetans and ethnic Hui Muslims. More than 200 monks were detained in that incident. During the March uprising, security forces surrounded the monastery, only to be met by stone-hurling monks.

    Over the summer, leading monks were detained in a nearby school and forced to undergo patriotic education, which meant studying Chinese law and being told to denounce the Dalai Lama.

    Waves of crackdowns have fueled resentment.

    “They broke into my room and took away all my photos of the Dalai Lama,” said one monk, 53, as he held up a pile of five empty glass picture frames. “Then they led monks away with their wrists bound by wires.”

    Like almost all the people interviewed for this article, the monk asked that his name not be used to avoid government reprisal. The monastery is under surveillance — cameras have been installed throughout, monks say, and security officers dressed in monk’s robes wander the alleys.

    Nevertheless, the monks have put photographs of the Dalai Lama back up in prayer halls and in their bedrooms. One monk held up an amulet of the Dalai Lama dangling from his neck.

    “The Chinese say this is all one country,” he said. “What do we think? You don’t know what’s in our hearts. They don’t know what’s in our hearts.” The monk tapped his chest.

    Some of the greatest hostility comes from 30 or so monks from the Drepung and Sera monasteries in Lhasa who have sought refuge here, even as some monks from Rongwo have tried fleeing across the Himalayas to India. Last spring, after the uprising, security forces in Lhasa cleared out monasteries and jailed monks for months. About 700 were sent to a camp in Golmud, in Qinghai, for patriotic education, then ordered to return to their hometowns, said three young monks who were at the camp.

    “We want to go back to our monastery in Lhasa, but the police would check our ID cards and evict us,” one of them said. “We came here because we wanted a good opportunity to study.”

    To try to maintain calm in the monastery, government officials meet regularly with a council of eight older monks. In early February, they had a frank discussion with the council, a senior monk said.

    “They said they don’t want any trouble from us,” he said. “They said they punished us last year by putting us in jail. This year, the punishment will be this — ” The monk held up a thumb and index finger in the shape of a pistol.

    Eager for the pretense of calm, government officials handed out nearly $100 to some families in surrounding villages to hold Losar celebrations. But Tibetans came up with a strategy.

    “A lot of village leaders got together and said, ‘If the government comes around, we’ll tell them that a lot of Tibetans and Chinese were killed in the earthquake last year, so we can’t celebrate now,’ ” said a 31-year-old Tibetan man from the area.

    He said that not a single firecracker had been heard in his village.

    Edward Wong, The New York Times, 26.02.09

    http://www.nytimes.com/2009/02/26/world/asia/26tibet.html?_r=1&ref=asia

    Oumou Sangaré, le message positif

     
    Après cinq ans de silence discographique, la chanteuse la plus célèbre du Mali, Oumou Sangaré, propose Seya, un nouvel album brillant, qui reflète son engagement pour le bonheur.
     
    RFI Musique : Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en 2008 ?
    Oumou Sangaré
     : L’élection d’Obama, sans aucun doute. Je me trouvais en Hollande, en tournée avec Trilok Gurtu, lorsque j’ai appris son élection. Je me suis sentie tellement heureuse à l’annonce du résultat ! J’étais contente récemment de chanter à Boston, à l’université d’Harvard, là où il a étudié. J’ai constaté lors de ce voyage que le regard des gens a changé sur les noirs. Je l’ai senti dès mon arrivée. L’autre chose qui m’a marquée et bouleversée, ce sont tous ces enfants qui quittaient l ‘Afrique pour venir en Espagne et mourraient en mer où qu’on jetait.

    Etes-vous une chanteuse rebelle et militante ?
    Les mots sont un peu forts. Je dis ce que j’ai envie de dire et je fais les choses comme j’ai envie de les faire. Disons résistante plutôt que militante. Dans ma positon de chanteuse, parce que je suis écoutée, en tant que femme et que mère, je me dois de dénoncer des choses. Je le ferai jusqu’à la fin. 

    A la pointe de vos "combats", il y a d’abord les femmes…
    Mon premier album Moussoulou ("Les Femmes"), enregistré en 1989 à Abidjan, est né des questions que je me posais seule dans ma chambre sur les raisons de la douleur qu’éprouvait ma mère, abandonnée par mon père. Les mentalités ont un peu évolué, mais ce n’est pas fini, il faut continuer à enfoncer le clou. Dans mon nouvel album, je dénonce encore les mariages arrangés et précoces. Un père qui marie sa fille trop jeune brûle la vie de celle-ci.

    Pourquoi cette volonté récurrente de chanter dans le style du Wassoulou, une région située au sud du pays, alors que vous êtes née à Bamako ?
    Le Wassoulou est la terre de ma mère. Chanter les rythmes de cette région, utiliser le dialecte que l’on y parle, le wassoulou n'ke, une variante du bambara, c’est rendre hommage à celle qui a fait ce que je suis aujourd’hui. Ma mère a toujours été une battante. J’ai appelé l’hôtel que j’ai à Bamako en 2002 "Wassulu", pour que ce nom reste gravé dans la mémoire de tous les Maliens.

    Vous avez appelé votre nouvel album Seya, qui signifie "joie". Un message à travers ce titre ?
    Absolument ! Un message positif. C’est un titre que j’ai créé en fait au Wassulu, mon hôtel où je chante tous les samedis soirs, sauf si je ne suis pas à Bamako. Quand je l’interprète, tout le monde se lève des tables pour se mettre à danser. Comme par hasard, c’est celui qu’a choisi Nick Gold, le patron de World Circuit, ma maison de disques. Cette chanson parle d’une fille très élégante qui partout où elle passe sème la joie. Je veux transmettre un message positif. Une femme joyeuse rend les gens heureux. Les femmes sont les étoiles de la terre.

    Patrick Labesse, Radio France Internationale, 26.02.09

    http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/110/article_17528.asp

    Bolivia, el 'sí' a la Constitución y sus equívocos

     

    El a la nueva Constitución expresado en el voto por el 61% de los bolivianos nos ha dejado algunos mensajes inequívocos y algunos equívocos en el mensaje.

    Los mensajes: el proceso de cambio histórico iniciado en dos tiempos, con la caída del viejo sistema de partidos en octubre de 2003 y la ascensión a la presidencia de Evo Morales en enero de 2006, ha recibido un espaldarazo cinco años después de haberse iniciado, pero con un alto coste de polarización, división y exacerbación del racismo, que puede ilustrarse en el total de 47 muertos producto de la confrontación Estado-sociedad en la gestión presidencial de Morales.

    Las dos incorporaciones fundamentales del texto ganador son la inclusión explícita de los derechos de los indígenas (aproximadamente el 45% del total de la población de Bolivia) y la incorporación de las autonomías, tomadas en términos generales del modelo español, que deben aplicarse en cuatro de los departamentos del país, ya que en un referéndum realizado en julio de 2006 el a las autonomías ganó en cuatro departamentos y el no ganó en cinco, de un total de nueve que constituyen la República.

    Pero más allá de esos elementos que definen este diseño, la nueva Constitución sustituye la idea republicana del Estado-nación por la de un Estado plurinacional, reconoce 36 lenguas oficiales (tres de ellas ya extinguidas) y asume un número equivalente de naciones entre las que no están los cinco millones y medio de no indígenas. La mayor de ellas es la nación quechua, con una población de casi tres millones de personas, y la menor, la nación Pakawara, con una población de 10 personas (sí, 10, que se pueden contar con los dedos de las dos manos).

    Se establece para elegir parlamentarios la creación de circunscripciones uninominales especiales para esa treintena de naciones indígenas.

    Se hace oficial la justicia comunitaria con el mismo rango que la republicana, que a partir de ahora tendrá los miembros de la Corte Suprema y el Tribunal Constitucional plurinacional electos por voto directo de los ciudadanos. La justicia comunitaria es aplicable de 36 formas distintas, de acuerdo a los usos y costumbres de cada nación indígena, con el detalle de que la justicia comunitaria es inapelable y de única instancia, a diferencia de la justicia republicana que mantiene tres niveles de apelación. Además, se incorpora la retroactividad de la ley en temas de corrupción.

    En el ámbito de los derechos y garantías ciudadanas, el texto profundiza y perfecciona logros ya explicitados en la anterior Constitución, con la novedad de establecer la separación clara entre Estado y religión.

    En economía, la Constitución (que tiene 411 artículos) es la más estatista de la historia boliviana, más que la que emanó de la revolución nacionalista de 1952, estableciendo preeminencia casi total del Estado en la economía y dándole un papel muy secundario a la iniciativa privada. Crea un nuevo concepto, el de economía comunitaria.

    Baste para describirlo que no se reconoce arbitraje internacional y se obliga además a las empresas a la reinversión total de sus utilidades en el país y en el rubro de su operación específica.

    Ese mayoritario, sin embargo, no ha logrado el pacto social que Bolivia buscaba, porque el resultado ha marcado más todavía tres diferencias. La primera, regional, entre Andes y Llanos: la región altiplánica votó por el y la región de los Llanos por el no.

    La segunda, entre área rural y área urbana: el campo votó por el abrumador y la ciudad tuvo un empate entre el y el no.

    La tercera, entre indígenas y no indígenas, los primeros por un de casi el 90% y los segundos en un empate, con variantes dependiendo de estratos sociales y autoidentificación étnica.

    Los equívocos: se cree ingenuamente que ésta es la primera Constitución que reconoce los derechos de los indígenas, cuando éstos tienen desde hace medio siglo derecho al voto, ciudadanía plena y propiedad directa sobre la tierra merced a una profunda reforma agraria (1953), y desde hace casi 20 años municipios indígenas autónomos, reconocimiento a su propiedad comunitaria sobre la tierra y Tierras Comunitarias de Origen en la zona amazónica, con espacios de hasta medio millón de hectáreas a favor y bajo control directo de pueblos con poblaciones no mayores a las 5.000 personas.

    Pero el gran equívoco, sobre todo de la comunidad internacional, es opinar sobre Evo Morales no como presidente de Bolivia, sino como presidente indígena. Evo indígena, no Evo persona. Si, en particular los europeos, juzgaran al presidente de Bolivia por lo que hace y no por el color de su piel, nos ahorraríamos más equívocos y visiones idílicas del nuevo "paraíso indígena andino en construcción" en un país con casi el 55% de ciudadanos no indígenas.

    El sí, que hay que respetar democráticamente, abre las puertas de más incertidumbres que certezas y de una Bolivia a la que aún le queda mucho camino para restañar las heridas de siglos y sobre todo las de los últimos tres años.

    Evo Morales promulga la nueva Constitución boliviana

    Carlos Diego Mesa Gilbert, El Pais, 26.02.09

    http://www.elpais.com/articulo/opinion/Bolivia/Constitucion/equivocos/elpepuopi/20090226elpepiopi_5/Tes

    Stevie Wonder to receive prestigious music award from Library of Congress

     

    By now, for Stevie Wonder, a meeting with President Barack Obama is really no big deal: the multiple Grammy-winning musician was a fixture at Obama's campaign events, played on the night the future president accepted his party's nomination in Denver, and appeared at the open-air concert on the National Mall two days before the inauguration.

    But today at the White House, the centre of attention was Wonder, not Obama, as the president prepared to present the singer-songwriter with the Library of Congress's prestigious George Gershwin Prize for Popular Song.

    Wonder, 58, is due to receive the lifetime achievement award at an exclusive concert tonight in the East Room, also featuring performances by Tony Bennett, India.Arie, and Paul Simon, who won the prize the first time it was awarded in 2007.

    "It's a wonderful surprise to have him bestow this [prize] on me, and a wonderful honour," Wonder told USA Today. However helpful Wonder's support on the campaign trail may have been, though, the prize is not the president's gift: it is awarded by the Librarian of Congress, James Billington, advised by a board of musicians and industry experts.

    The self-taught pianist marked the occasion in Washington on Monday night with a world premiere of Sketches of a Life, a classical composition he wrote between 1976 and 1994, arranged for two pianos, harmonica, and a 21-piece chamber orchestra. It was inspired by his mother, he told reporters.

    "I can hear her voice, I can hear her joy, I can hear my cry of missing her," he said. "Those cries are really tears of joy, knowing that we are closer than ever to becoming a united people in the United States."

    Barack Obama and Stevie Wonder

    Oliver Burkeman, The Guardian, 25.02.09

    http://www.guardian.co.uk/music/2009/feb/25/stevie-wonder-library-congress-gershwin-prize

    Hercule, champion de la bisexualité ?

     

    Tout le monde connait Hercule. Mastard à massue, souvent représenté comme le garant de l’ordre et de la morale publique, ce héros antique dévoile sa vraie vie dans Les Erotiques d’Hercule, un poème en hommage à la bisexualité. 

    Hercule1

    Michel Rime, 54 ans, journaliste et poète suisse, se définit comme hétéro à 70%, homo à 30%. Sa voix bien timbrée, caressante, contraste avec un corps sec, qu'on dirait endurci aux backrooms. Il a le côté “mec” et charmeur, à la fois. Ce qui rend sa prose si duelle. Pour lui, tout commence à 20 ans. “J’ai découvert ma bisexualité, quand j'ai couché avec un homme sublime, dit-il. J’ai vécu en couple avec lui jusqu’à 24 ans. Puis j’ai vécu avec des femmes, sans jamais cesser de partager des choses avec les hommes. Mes compagnes ont toujours été au courant. Je suis toujours dans la clarté. Celle que j’aime en ce moment dit : “Je ne m’opposerai jamais à tes amours mâles car je ne pourrais jamais t’offrir ça.” Evidemment, il y a des moments où c’est difficile, un peu comme quand on a deux amants et qu’ils veulent tous les deux partir en vacances avec toi…”.

    Dans Les Erotiques d’Hercule, ses mots chargés de phéromones coulent à flots furieux en charriant d’étranges visions : “Peut-on se donner à des hommes / à des femmes / sans trahir personne ? / Equilatère mon dieu quelle affaire (…) Le bruissement la moiteur / en face des baignoires à pisse / il tient sa verge dure / sur la pierre froide d’un bénitier / on lui a lesté les testicules / ses seins éclatent sous des coupoles de plastique / autour de lui les autres / dissimulés dans des combinaisons intégrales  / portent des masques globuleux / et leur voix sentent le renfermé.” Dans ce poème dédié à Hercule (Héracles pour les Grecs), Michel Rime revisite la mythologie à l’aune de ses propres expériences. C’est le carnaval des centaures de latex, le récit succulent d’innombrables allées et venues entre frères et sœurs du vice, l’éloge de la fête folle en trio (HHF, HFF) ou de l’orgie généralisée… Les “fesses en alerte”, Hercule bondit gaillardement sur tout ce qui passe. Il aime tout. Il goûte à tout.

    Michel Rime écrit Les Erotiques d’Hercule un an après avoir redécouvert le mythe de ce demi-dieu antique. “La conservatrice pour l’antiquité au British Museum déplorait qu’on ait plus parlé des douze travaux d’Hercule que de ses amours. Cette réflexion m’avait étonné. Jusqu’à ce qu’en 2001 Dominique Fernandez lève le voile sur Hercule dans L'amour qui ose dire son nom. Ce livre m’a ouvert les yeux. Brusquement, j’ai découvert la face cachée de cet Hercule que j’avais jusqu’ici considéré comme un Musclor décérébré…” Bien qu’il soit bodybuildé, Hercule, effectivement, n’a rien d’un “champion du biceps” et de la force virile hétéro. Durant toute l’antiquité et de la renaissance jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, il est l’icône de la bisexualité masculine. Ce que Dominique Fernandez résume en deux phrases : “Hercule n’était ni ce paquet de muscle, ce macho dont les douze travaux ont popularisé l’image, ni un modèle de fidélité et de “vertu”. Bisexuel, il avait des liaisons avec plusieurs jeunes gens : Hilas, Iolaos, Eurysthé.

    Bien qu’il ait tué des serpents à mains nues dès le berceau, nettoyé les écuries d’Augias, étouffé le lion de Némée, tué l’hydre de Lerne, rapporté la ceinture d’Hippolyte (reine des Amazones, tombée éperdument amoureuse de lui) ou enchainé Cerbère, Hercule ne cesse d’inspirer aux peintres baroques des scènes de luttes ambiguës : enlaçant ses adversaires, qui s’abandonnent en pâmoison contre sa poitrine puissante, Hercule étreint des hommes et des femmes avec une égale vigueur. Il les soulève de terre, les plie, les écartèle et les soumet. Puis, il repart avec sa grosse massue (sic), toujours tout nu ou seulement revêtu d’une peau de lion qui met ses reins musculeux en valeur. Bisexuel, Hercule l’est aussi dans sa nature : ce gros balèze a des langueurs. Il aime la douceur et les travaux de femme. Il n’a pas honte de se travestir. Il ne se sent absolument pas ridicule d’échanger les rôles avec celle qu’il aime.

    Un épisode de sa légende illustre l’ambiguité sexuelle d’Hercule, explique Dominique Fernandez (ambiguité soulignée dans tous les opéras baroques, où le rôle d’Hercule était tenu par un castrat).

    Hercule2

    Devenu en Lydie l’amant de la reine Omphale, Hercule filait à ses pieds en femme, ayant troqué sa peau de lion contre des bracelets d’or, une robe jaune, un châle prourpre et une ceinture maeonienne – sans en éprouver aucune honte.” Hercule filait de la laine. D’innombrables tableaux le représentent ainsi, aux pieds d’Omphale qui le tient par l’oreille, ou pose un pied triomphal sur lui, en train de se livrer aux joies des travaux domestiques, en compagnie de jeunes filles rieuses… “Hercule témoigne de l'appétit pour le sexe avec une réflexion sous-jacente sur ce que cela implique dans la tête et la vie sociale”, conclut Michel Rime. Hercule, héros de la libido bi ?

    TROIS QUESTIONS A MICHEL RIME

    Pourquoi avoir choisi d’illustrer les Erotiques d’Hercule avec des collages ?
    Les collages sont de moi et l'ouvrage a été conçu dès le départ dans une alternance texte/image. Si le texte s'avère plus cru, les images le sont moins, afin d'explorer d'autres registres de sensibilité.

    Qu'est-ce qu'Hercule peut nous apprendre sur nous-même ?
    Qu’il n’y a pas de honte à se faire prendre. Pas plus qu’à prendre. Que tous les plaisirs se valent. Et que le plus musclé des héros peut assumer – sans aucune gêne – son goût pour la douceur.

    Quel est le pourcentage de bisexuels dans la population, en France ou en Suisse ?
    Je pense qu’on l’est tous, mais il y a un tel tabou… Beaucoup d’hommes ont peur de l’homosexualité. Sitôt qu’ils pensent "relation homosexuelle", ils se voient violés par une grosse bite qui va les déchiqueter. Ceci dit, je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui soit bi à 50-50. Les gens sont bi à 90-10, 80-20 ou 20-80. Moi je le suis à 70% (orienté femme) 30% (orienté homme). J’ai besoin d’une femme, en permanence. Mais ma libido se nourrit aussi d’aventures et d’amours mâles.

    Agnès Giard, Les 400 culs, 25.02.09

    http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/

    Medvédev quiere marcar impronta en el Kremlin

     
    Dmitri Medvédev, el presidente de Rusia, lleva ya 10 meses en el poder. Ese plazo ha bastado para avalar una guerra relámpago en Georgia, reconocer a dos regiones separatistas y modificar por primera vez la Constitución desde que se aprobó en 1993. Sin embargo, el tiempo no ha sido suficiente para que el jefe del Estado demuestre a sus conciudadanos que el que manda en el país es él, y no Vladímir Putin, su antecesor en el cargo. Esta figura sigue teniendo un protagonismo excepcional en la vida pública, tanto en la economía como la política internacional, hasta el punto de que el presidente parece a menudo el actor aplicado de una puesta en escena diseñada a la medida del actual primer ministro.
     

    Formalmente, Medvédev tiene un enorme poder que le permite destituir a Putin en cualquier momento. Pero una cosa es la Constitución y otra los pactos privados a los que eventualmente llegaron ambos cuando el primero recibió el poder del segundo. Entre ambos existía una relación muy sólida. Durante los dos años anteriores al relevo, Putin cuidó sistemáticamente de la formación política de su protegido, como un rey prepara a un delfín.

    Medvédev se ha mostrado leal a Putin, pero el tándem dirigente de Rusia, planeado para una época de altos precios del petróleo, está siendo puesto a prueba por las turbulencias económicas. Puede llegar un momento en que la crisis exija sacrificios. De ahí que la eficacia de las medidas anticrisis tenga gran importancia y que Medvédev esté afirmando su propio estilo en múltiples detalles.

    Entre las medidas que ha adoptado recientemente se cuenta la destitución fulminante de cuatro gobernadores provinciales, el anuncio de entrevistas televisivas regulares y también la publicación de una primera lista de 100 personas -"la reserva del presidente"- de un total de 1.000 que pueden esperar ascensos a puestos de responsabilidad.

    Los gobernadores destituidos no eran necesariamente los peores desde el punto de vista de su gestión, pero su cese es un aviso dirigido a otros líderes provinciales. En su primera entrevista anticrisis, Medvédev recurrió a un lenguaje enérgico para dar la impresión de controlar la situación, aunque se avecinen tiempos difíciles.

    La lista de los 100 -muy heterogénea, desde funcionarios a empresarios pasando por representantes de la cultura y hasta del clero- recuerda a las antiguas listas secretas de la nomenklatura comunista que recogían los nombres de las promesas del régimen.

    Debido a la crisis, Medvédev está en una encrucijada que, salvando las distancias, recrea la de Mijaíl Gorbachov a principios de los años ochenta del pasado siglo. La crisis del sistema soviético dio un empuje a las reformas de la perestroika, en gran parte porque los ciudadanos se hartaron de las penurias materiales causadas por la carrera armamentista.

    Las dificultades económicas agudizan hoy algunos problemas no resueltos en Rusia, entre ellos, la diferenciación en castas entre los privilegiados, que gozan de un sistema de prebendas por su cercanía al poder, y la población en general. Con la crisis también se agudiza el problema de la falta de democracia y de libertades cívicas, y la censura en las cadenas televisivas, convertidas hoy en pura propaganda. La corrupción, lo reconoce el mismo Medvédev, es uno de los grandes males de Rusia, y para luchar contra ella se requiere un control multilateral que la llamada "vertical de poder" creada por Putin no ha sido capaz de asegurar.

    Las expectativas de cambio que muchos depositaron en Medvédev cuando subió al poder no se han verificado aún. Pero si se deja de lado la Constitución, sus iniciativas legislativas sobre el sistema político y las libertades cívicas han sido de poca envergadura y se han limitado a corregir ligeramente las restricciones que había introducido Putin, sin volver nunca a las libertades iniciales menoscabadas. Con la crisis, sin embargo, el consenso sobre la necesidad de una gestión más transparente se va ampliando, y en esto coinciden muchas fuerzas políticas marginadas, desde los liberales hasta los comunistas. Si Medvédev quisiera liderar este proyecto, encontraría mucha gente dispuesta a apoyarle.

    De momento, no hay pruebas fehacientes de una falta de armonía entre Putin y Medvédev, aunque sí las hay de tensiones entre sus equipos. Muchos piensan que, por emplear un símil africano, el joven no ha cumplido aún el rito de matar al león para convertirse en guerrero o, por usar una imagen freudiana, no ha matado al padre para convertirse en un adulto.

    Pilar Bonet, El Pais, 26.02.09

    http://www.elpais.com/articulo/internacional/Medvedev/quiere/marcar/impronta/Kremlin/elpepuint/20090226elpepiint_7/Tes

    Klein wins book award for 'Shock Doctrine'

     
    Canadian journalist Naomi Klein has won Britain's inaugural Warwick Prize for Writing for "The Shock Doctrine," her acclaimed investigation into neoliberal economics which she calls "disaster capitalism."

    The 2007 book argues that governments and companies use natural disasters like the Asian tsunami or man-made shocks like the Iraq war or the attacks of September 11, 2001, to push through corporate-friendly policies.

    "The Shock Doctrine is a brilliant, provocative, outstandingly written investigation into some of the great outrages of our time," said fantasy fiction author China Mieville who chaired the judging panel.

    Klein receives 50,000 pounds for winning the biennial award, which is funded by the University of Warwick and honours any "substantial" piece of writing in the English language, including works in translation.

    "At a time when the news out of the publishing industry is usually so bleak, it's thrilling to be part of a bold new prize supporting writing, especially alongside such an exciting array of other books," Klein said in a statement.

    Klein was up against "Montano's Malady" by Spanish writer Enrique Vila-Matas, Polish-born Lisa Appignanesi for "Mad, Bad, and Sad: A History of Women and the Mind Doctors from 1800" and U.S. novelist Francisco Goldman for "The Art of Political Murder: Who Killed Bishop Gerardi?."

    Rounding off the shortlist of six were U.S. theoretical biologist Stuart Kauffman ("Reinventing the Sacred: A New View of Science, Reason, and Religion") and U.S. music critic Alex Ross ("The Rest Is Noise: Listening to the Twentieth Century").

    The Independent, 25.02.09

    http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/books/news/klein-wins-book-award-for-shock-doctrine-1631851.html

    U2 : "Notre musique est un antidote à la peur"

     
    La sortie, vendredi 27 février, du douzième album studio de U2, No Line on The Horizon, est l'un des événements phonographiques internationaux de l'année. Considérés comme le groupe rock le plus populaire et le plus riche du monde, les Irlandais ont reçu Le Monde, le 23 février, dans une suite de palace parisien. Un entretien en deux temps. D'abord avec l'affable guitariste The Edge et le batteur Larry MullenJr., puis avec le discret bassiste Adam Clayton et Bono, leader souriant et charismatique.
     

    Comment U2 reste-t-il un groupe créatif après 30 ans d'existence ?

    The Edge : Rien ne serait plus ennuyeux que de nous contenter de nos vieux hits. A chaque album, une de nos principales motivations est d'écrire au moins 4 ou 5 chansons que nous aurons envie d'inclure dans notre set. Dans le passé, certains titres ont été spécialement composés en pensant à la scène. Pour Where the Streets Have No Name, par exemple, je me souviens travaillant déterminé à composer une chanson faite pour le live, même chose pour Vertigo. Cela n'a pas été le cas pour ce nouvel album. Pourtant, presque tous les titres du disque pourraient être joués en concert.

    Bono : Nous semblons ne pas avoir de mémoire. Je n'écoute d'ailleurs jamais nos albums une fois qu'ils sont sortis. Nous ne regardons pas en arrière. Peut-être la faute de Bob Dylan et de sa chanson, She Belongs to Me (Bono prend la voix nasillarde de Bob Dylan) : "She's an artist she don't look back" (rires). Bruce Springsteen nous a dit un jour : "Quand on fait ce métier depuis un certain temps, le plus difficile est de surprendre". Dans cet album, nous avons voulu nous surprendre.

    Vos deux albums précédents, "All That You Can't Leave Behind" et "How to Dismantle an Atomic Bomb", étaient pourtant des retours aux sources du son originel de U2 ?

    The Edge : Avant cela, nous avions traversé une période expérimentale. Dans un album comme Pop, nous avions tellement tendu vers une abstraction du son de U2 que nous avions fini par nous perdre. Dans les deux derniers albums, nous avons fait un effort très conscient pour travailler la chimie brute d'un groupe de rock. Après cela, nous avons pu repartir explorer de nouveaux territoires.

    Bono : Il était intéressant après cela de retravailler les trois couleurs primaires du rock : guitare, basse, batterie, avec un minimum d'interférences de la technologie. Mais la vérité est que nous adorons la technologie (rires), le studio comme instrument d'écriture.

    Vous avez de nouveau retravaillé avec Brian Eno et Daniel Lanois ?

    Larry Mullen Jr. : Pour la première fois, nous avons crédité Brian et Danny comme co-compositeurs. Les gens imaginent souvent Eno comme un homme-machine, alors qu'il est complètement humain et a même parfois du mal à maîtriser ses ordinateurs. Cela fait partie de son génie de compter sur les accidents.

    Qu'est-ce que vous a apporté votre session d'enregistrement à Fez, au Maroc ?

    The Edge : Nous nous sommes installés dans un petit hôtel, dans la cour duquel nous avons posé nos instruments. Nous avions le ciel et les oiseaux au-dessus de nous. Dans un studio normal, dès que la lumière rouge s'allume tu t'obliges à produire ce qui est attendu. A Fez, nous étions libre de prospecter l'inattendu. Au final, nous n'avons peut-être utilisé que 10 % de ce que nous avons enregistré au Maroc, mais cette étape a été cruciale pour tout l'album.

    Larry Mullen Jr. : Nous publierons peut-être un jour ces morceaux non utilisés dans un album à vocation plus expérimentale.

    On retrouve sur l'album des sonorités typiques du groupe et quelques nouveaux sons de guitare. Quelle part faites-vous, Edge, entre ce son reconnaissable entre tous et vos envies de nouveauté ?

    The Edge : Nous nous sommes créé un style à partir de nos limites. Nous venons du mouvement punk, nous avons commencé sans savoir jouer. Cette petite palette de base nous a obligé à être créatif. Larry et Adam ont été mes plus grosses influences, j'ai développé mon style afin de mettre en valeur leur dynamique. Aujourd'hui, je suis toujours à la recherche de nouveaux sons. Un nouveau son dictera à 100 % ce que je vais jouer.

    Il y a quelques mois, pour les besoins d'un documentaire sur les guitares Gibson, vous avez joué avec Jack White, le chanteur-guitariste des White Stripes, et Jimmy Page, le guitariste de Led Zeppelin. Qu'avez-vous tiré de cette expérience ?

    The Edge : C'est peut-être à cause d'eux que la notion de gros riff a pris autant d'importance dans le nouvel album. C'était une rencontre enrichissante, même si notre conception de l'"authenticité" est complètement différente. Pour Jimmy et Jack, tout vient du blues et tout doit être fait pour être le plus fidèle possible au blues originel.

    Personnellement, je ne vois pas ce qu'il y a d'authentique dans le fait qu'un jeune blanc de la bourgeoisie essaie d'imiter des musiciens afro-américains venus des champs de coton et dont la musique est un cri contre l'oppression de l'esclavage. Ce qui m'intéresse, c'est justement les différences et les innovations qu'ont apporté et apportent encore des musiciens comme Jack et Jimmy.

    Etes-vous proches les uns des autres en dehors des périodes d'enregistrement ?

    The Edge : Nous nous voyons beaucoup, même quand nous partons en vacances. Depuis plusieurs années, Larry, Bono et moi avons chacun des maisons proches les unes des autres sur la Côte d'Azur, en France.

    Larry Mullen Jr. : Même si nous nous arrangeons toujours pour faire de la musique à Dublin, nous travaillons beaucoup en France. Bono y écrit souvent et trouve que l'air de la Côte convient mieux à sa voix.

    The Edge :
    Nous sommes restés très proches. L'autre jour, j'étais très surpris d'entendre quelqu'un raconter que le plupart des groupes ne partageait pas la même loge en tournée. Cela nous paraîtrait impensable.

    Les nombreuses activités caritatives et extra-musicales de Bono ne posent-elles pas de problème pour l'organisation du groupe ?

    The Edge : Nous en profitons pour travailler la musique des morceaux. Quand il revient, nous pouvons lui jouer des choses qui vont d'autant plus l'inspirer. C'est comme ça qu'il fait ses meilleurs textes et ses meilleures voix.

    La longévité du groupe s'explique-t-elle en partie par la foi que vous mettiez dans votre musique dès vos débuts ?

    Bono : Nos chansons du début des années 1980 étaient pleines de naïveté mais elles étaient intrépides, possédées par une pure joie de jouer et un abandon qui étaient très loin du cynisme dominant à l'époque. Beaucoup de groupes se voulaient cool, nous étions brûlants.

    Avec le temps, nous avons appris quelques trucs, mais il faut se méfier du "métier", du savoir-faire. En vieillissant, nous avons appris à nous remettre en question. Aujourd'hui, ce nouvel album est la somme de ce que nous avons appris et aussi de ce que nous avons appris à laisser de côté, comme la vanité intellectuelle qui t'empêche d'être un véritable chanteur soul.

    U2 n'est-il pas plus devenu une entreprise qu'un groupe de musique ?

    Bono : Je dis parfois que nous sommes un gang de quatre musiciens et une société de cinq personnes (incluant leur manager Paul McGuinness). Nous avons choisi de ne pas reprendre un des mensonges les plus pernicieux de la mythologie du rock'n'roll : prétendre qu'un groupe n'est pas une marque.

    Le public aujourd'hui est beaucoup plus averti de cela, mais dans les années 1980, c'était un délit d'avoir un disque N°1 où de remplir un stade. Dès nos tout débuts, notre manager nous a dit : "Ce serait une honte d'être bon en musique et nul en affaires".

    Parlez à Bowie ou à Mick (Jagger) et Keith (Richards) des années qu'ils ont passé à se faire arnaquer. Les Beatles ont dû attendre l'arrivée des CD pour vraiment gagner de l'argent ! Tout le monde sait maintenant que l'organisation d'une tournée demande la collaboration de plusieurs types d'intelligence. L'hémisphère droit de notre cerveau dialogue avec l'hémisphère gauche.

    Votre album sort dans un contexte de crise financière mondiale. Une énorme machine comme U2 a-t-elle encore une pertinence dans le monde tel qu'il évolue ?

    Bono : Nous vivons dans une époque de peur. Notre musique est un antidote à cela. Elle est la bande-son capable de me faire sortir d'en dessous du lit (rires). Cela dit même si cet album est plein de bruits joyeux, il se termine par des mots lugubres : "Choose your enemies carefully ‘cos they will define you /(…) They're not there in the beginning but when your story ends / Gonna last with you longer than your friends " ("Choisis tes ennemis avec soin car ils te définiront / (…) Ils ne sont pas là au début mais quand ton histoire se termine / Ils restent avec toi plus longtemps que tes amis"). U2 choisit ses ennemis avec soin.

    Quels sont-ils ?

    Bono : On ne choisit pas les plus évidents. Désignez Bush, Tony Blair, l'establishment, c'est si prévisible. A nos débuts, nous étions plus dans cette logique de c'est "nous" contre "eux". Rapidement, nous avons compris qu'il n'y avait que des "nous". Nos ennemis sont les obstacles qui empêchent chacun de réaliser son potentiel. Ils sont souvent nos propres petites hypocrisies. Cette crise doit être une chance pour repenser la mondialisation, en englobant le plus grand nombre, pas juste des privilégiés.

    Vous avez été critiqués quand, en 2006, le groupe a déménagé une de ses sociétés de l'Irlande vers les Pays-Bas pour bénéficier de réduction d'impôt ?

    Bono : Beaucoup de gens ont cru qu'il s'agissait d'évasion fiscale alors que tout cela s'est fait dans la plus grande transparence. Comme toute entreprise qui se respecte, nous avons toujours été très attentifs et malins par rapport aux taxes et impôts que nous devions payer. L'Irlande a d'ailleurs souvent favorisé l'installation d'entreprises qui recherchaient des régimes fiscaux avantageux. Cela a même été une des raisons de la prospérité du pays.

    En quoi un groupe comme U2 est-il intéressant aujourd'hui ?

    Bono : Il est plus facile d'avoir du succès que de la pertinence. L'air du temps ne dépend pas que du culturel, mais aussi de l'économie, de la politique, du spirituel. Même les gens qui n'aiment pas U2, trouvent, je pense, le groupe intéressant. Car nous brassons la musique mais aussi la politique, le commerce, les nouvelles technologies, la mode, l'art contemporain…

    The Edge : Si, en tant que collectif, nous sommes toujours pertinents, c'est parce que nous faisons attention à le rester. Nous n'écrivons pas sur du vide, nous sommes comme des étudiants de la culture. Nous observons, nous absorbons tout ce qui se passe, la façon dont le monde et la musique évoluent. Des artistes comme MGMT, Secret Machines, The Killers, Elbow, Sigur Ros ou Johnny Cash, par exemple, ont pu être des sources d'inspiration.

    Etes-vous sensibles à la façon dont la musique est aujourd'hui consommée par la génération Internet ?

    The Edge : Je n'aime pas la façon dont la musique est banalisée. Nous voulons nous accrocher à ce que nous croyons être la cohérence d'une œuvre et à l'idée qu'un album n'est pas qu'une suite de chansons, mais une unité avec un fil conducteur. Nous espérons sortir un album que les gens écouteront dans son ensemble plutôt que d'avoir envie d'en télécharger deux-trois chansons.

    Ne trouvez-vous pas que le slogan de Barrack Obama, "Yes we can" aurait pu être chanté par U2 ?

    Bono : C'est ce qu'on nous a dit (rires). N'est-ce pas fou pour un groupe qui, à vingt ans et quelques, a écrit une chanson (Pride (In the Name of Love)) sur Martin Luther King, de se retrouver sur les marches du Lincoln Memorial, là où le pasteur avait lancé son "I have a dream", pour jouer deux chansons comme invité d'Obama. Quelqu'un leur a-t-il dit que nous étions Irlandais ?

    U2 sur scène le 18 février 2009 à Londres. | REUTERS/Dylan Martinez

    Propos recueillis par Stéphane Davet, Le Monde, 26.02.09

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/02/25/u2-notre-musique-est-un-antidote-a-la-peur_1160074_3246.html

    El Ejército argentino entra en el siglo XXI

     
    La herida de dolor y espanto que dejó la actuación de las fuerzas armadas argentinas durante la feroz dictadura militar de los años 70 recibirá un nuevo bálsamo el próximo viernes 27 con la derogación definitiva de la jurisdicción penal militar y la entrada en vigor de una nueva ley, según la cual los militares que cometan delitos en tiempo de paz no serán juzgados por otros militares sino que se someterán, como cualquier otro ciudadano, a los tribunales civiles ordinarios.
     

    "La nueva ley, impulsada por el Gobierno de [el anterior presidente, Néstor] Kirchner y aprobada por 59 votos contra dos en el Congreso, supone una novedad absoluta en América Latina, donde los militares se han reservado tradicionalmente, de una manera u otra, la jurisdicción penal, para no someterse en ningún caso a jueces civiles", asegura Ileana Arduino, abogada, directora de Derechos Humanos y Derecho Humanitario del ministerio de Defensa, y una de las responsables de la elaboración de las nuevas normas.

    La entrada en vigor de la reforma penal coincide con nuevas iniciativas para modificar en profundidad la formación profesional de los militares. El año pasado se introdujeron siete nuevas materias relacionadas con el derecho internacional humanitario, derechos humanos, historia contemporánea argentina o formación ciudadana. Y éste curso, por primera vez, cadetes de cuarto año de la Escuela Naval recibirán las enseñanzas sobre Derecho Internacional en la sede de una institución civil ajena al mundo castrense, la Universidad de La Plata, en lo que se considera un experimento que será aplicado en el futuro a otras escuelas militares. Los planes de estudio dependen de otra mujer, la subsecretaria de Formación, Sabina Frederic.

    La reforma de los códigos militar y penal tiene una importancia capital. Han pasado 25 años desde que la dictadura militar se desmoronó, pero todavía no hace ni diez que el Consejo Supremo de las Fuerzas Armadas argentinas pretendió declararse competente en la causa abierta por el secuestro y robo de bebés durante la dictadura militar. Afortunadamente, una ley preveía desde la etapa del presidente Raúl Alfonsín que los fallos castrenses pudieran ser apelados, excepcionalmente, en la justicia federal y la Corte de Casación impidió semejante engaño.

    Fin del 'honor militar'

    A partir de ahora, desaparece completamente la jurisdicción penal militar y se incorporan al Código Penal ordinario figuras delictivas específicas para el ámbito castrense, entre ellas el nuevo delito de acoso sexual cometido por un superior. Por el contrario, desaparecen todos los delitos denominados "contra el honor militar", una figura, que según Arduino, solo servía para resaltar la idea de que los militares tienen un honor y unos valores diferentes a los del resto de los ciudadanos.

    Especialmente importante es también la desaparición absoluta de la pena de muerte (que existía como figura penal en el derogado Código de Justicia Militar, y que, aunque no se aplicaba desde hace décadas, se seguía pidiendo formalmente en determinados casos) y del delito de homosexualidad, una supresión de alto contenido simbólico en unas Fuerzas Armadas tan vinculadas a la religión católica que hasta hace todavía poco obligaban a los oficiales que se divorciaban a pedir el retiro.

    La necesidad de reformar radicalmente el Código de Justicia Militar se hizo patente a raíz de los llamados caso Correa Belisle y caso López. El capitán Correa fue condenado a un año de cárcel por denunciar en 1994 el asesinato de un soldado, encubierto por los mandos superiores de su unidad, y llevó su caso ante la Comisión Interamericana de Derechos Humanos. La CIDH consideró en 2004 que se le había impedido ejercer su derecho a la defensa. Para evitar una condena oficial, el Gobierno se comprometió a reformar la jurisdicción militar argentina y en marzo de 2006 creó una comisión integrada por juristas de gran prestigio, entre ellos el ministro de la Corte Suprema Raúl Zaffaroni, y especialistas en derecho de las fuerzas armadas, como el coronel auditor Manuel Omar Lozano.

    "No es extraño oír ahora entre los militares que no podíamos administrar justicia como lo hacíamos", asegura Lozano. El coronel admite que la redacción de las nuevas normas y su aplicación darán origen a "tiranteces", pero mantiene que la mayoría de los oficiales comprende perfectamente que no se podía mantener la situación actual. "Muchos creían que administrar justicia era una simple herramienta del mando y eso no puede ser así", explica.

    El antiguo código permitía que los jueces e integrantes de los tribunales militares no fueran abogados y, además, les obligaba a mantener una relación de jerarquía, con lo cual no existía ni asistencia técnica ni la menor independencia judicial.

    La nueva ley establece que en tiempo de guerra o de conflicto armado, pueden existir tribunales penales militares "si la situación hace imposible recurrir al régimen penal ordinario". En esos casos, tanto los jueces como el fiscal y defensor deberán ser abogados y sus fallos no serán firmes hasta que el poder judicial ordinario pueda tramitar los recursos pertinentes", explica el coronel Lozano. Ante la duda de cuál pueda ser el significado exacto de "conflicto armado", Lozano asegura que se trata de la misma definición que figura en las Convenciones de Ginebra y las declaraciones de derechos humanos que ha suscrito Argentina. Recuerda que la legislación argentina vigente ya prohíbe a las Fuerzas Armadas participar en conflictos de seguridad interna, asi como pedir a sus integrantes que obedezcan órdenes manifiestamente inconstitucionales.

    La misma apelación a la Constitución figura también en el nuevo Código Disciplinario, en el que se establecen las faltas y las sanciones en casos de indisciplina militar. Las nuevas normas abren canales para combatir el abuso de autoridad y las novatadas y dejan claramente establecido, por primera vez, que esta prohibido utilizar el poder disciplinario para sancionar "ideas, creencias políticas, religiosas o morales" y que las sanciones no podrán afectar "a la dignidad personal ni humillar al soldado".

    Soledad Gallego-Díaz, El Pais, 25.02.09

    http://www.elpais.com/articulo/internacional/Ejercito/argentino/entra/siglo/XXI/elpepuint/20090225elpepuint_15/Tes

    Kenyan police 'should be fired over killings'

     
    The United Nations investigator into extra-judicial killings has said that Kenya's police chief and attorney general should be fired because of hundreds of alleged murders by security forces.

    "Kenyan police are a law unto themselves and they kill often and with impunity," Philip Alston, UN rapporteur on extrajudicial, summary and arbitrary executions, said at the end of a 10-day visit to the east African nation.

    The Australian official backed accusations that security forces have killed 500 suspected members of the outlawed Mungiki crime gang, 400 political demonstrators during a post-election crisis last year, and 200 suspected rebels from the remote western region of Mount Elgon. The police and military deny all the allegations.

    Mr Alston's report, laced with sarcastic references to the authorities' failure to respond properly to the accusations, was one of the strongest indictments of impunity in Kenya. "There is zero internal accountability – the police who kill are the very same police who investigate police killings," he told a news conference, saying only the rare few caught committing abuses on camera were ever prosecuted.

    He accused the police commissioner, Hussein Ali, of "stonewalling" his inquiries and responding to questions such as "how many policemen are there in Kenya?" with the phrase "not immediately available". "Any serious commitment to ending the impunity that currently reigns in relation to the widespread killings by the police should begin with the immediate dismissal of the police commissioner," said Mr Alston. "He and his colleagues appear to be the only people in the entire country who believe this claim," he said of the police denials of extra-judicial killings.

    Mr Alston was scathing about the attorney general Amos Wako. "Mr Wako is the embodiment in Kenya of the phenomenon of impunity," he said.

    The UN official's report came amid a furore over a videotape and statements from a policeman that he witnessed a police death squad strangling, shooting and hacking to death 58 people in a crackdown on the Mungiki. The policeman was later murdered.

    The government-funded Kenya National Commission on Human Rights, which released video clips and statements by a former police squad driver, Bernard Kiriinya, also urged the police chief to step down. "We have a police force responsible for the death of over 500 youths, and an ex-officer who appears to have been executed by police after talking," said the commission's vice-chairman Hassan Omar Hassan. "Someone has to take responsibility."

    Mr Kiriinya – whom the rights group says was gunned down in a Nairobi street several months after giving his testimony – described what he says was the killing of Mungiki suspects. He described police spraying victims with bullets as they laid face down, strangling them with rope, and hacking them to death with machetes. Police spokesmen said the accusations were false, and that Mr Kiriinya had been a bitter and disaffected officer.

    Andrew Cawthorne, The Independent, 26.02.09

    http://www.independent.co.uk/news/world/africa/kenyan-police-should-be-fired-over-killings-1632411.html

    Retour sur The Bienveillantes

     
    Au lendemain du succès public et critique du roman de Jonathan Littell en Frrance, de nombreux pays étrangers en ayant acheté les droits (malgré le refus du CNL d’en subventionner les traductions) ses détracteurs disaient : vous verrrez lorsqu’il sortira un peu partout en Europe… On a vu : un vif intérêt, des débats, des controverses. Les mêmes ont dit alors : vous verrez lorsqu’il 18moth_roomfordebate.1235591166.jpgsortira en Allemagne … Idem puissance 2, normal et attendu. C’est alors qu’ils ont dit : oui mais le plus important, ce sera la parution en langue anglaise, surtout aux Etats-Unis… En ce moment même. Que voit-on ? D’abord l’initiative de l’éditeur Harper Collins de lancer (comme le fit la FAZ) un forum de discussions permanent en ligne autour de The Kindly ones (Les Bienveillantes, traduit du français par Charlotte Mandell -interwievée ici-, 983 pages, Chatto&Windus en Grande-Bretagne, £20, Harper aux USA, $29,99). Et d’emblée deux articles qui donnent le ton d’un affrontement qui ne laissera pas les lecteurs anglais et américains de marbre, ce qui est bien l’essentiel :
     

    - du côté des ”pro” en Angleterre, l’historien Anthony Beevor, spécialiste des grandes batailles de la seconde guerre mondiale, qui ne cache pas son admiration pour la travail accompli dans un long article du Times; il estime que Littell était mieux placé que quiconque pour comprendre le mal à l’oeuvre dans le crime d’Etat pour l’avoir vécu lors de son engagement humanitaire; et il prédit un grand avenir à “cette grande oeuvre de fiction vers laquelle se tourneront tant les lecteurs que les érudits dans les décennies à venir“; le son de cloche est amplifié par les critiques non moins louangeuses parues dans The Observer et le Financial Times;

    - du côté des “anti”, la critique littéraire Michiko Kakutani dans le New York Times qui y voit une succession de scènes sado-maso se déployant dans un vaste grand guignol sanguinaire où l’on torture des Juifs durant mille pages ; sa lecture lui a fait penser à ce qu’auraient été les mémoires du commandant d’Auschwitz réécrites par Jean Genet, ou à un American psycho concentrationnaire.

    Bref, le livre est lancé. The Literary Saloon est sur l’affaire…

    Pierre Assouline, La république des livres, 25.02.09

    http://passouline.blog.lemonde.fr/

    Hasta 50 muertos en una sublevación de soldados en Bangladesh

     
    Al menos 50 personas murieron en una sublevación de soldados fronterizos en Bangladesh, señaló hoy en Dacca el viceministro de Justicia, Quamrul Islam.
     

    Soldados descontentos de los "Bangladesh Rifles" (BDR) comenzaron el miércoles en la sede de las tropas fronterizas una sangrienta rebelión y se enfrentaron con fuerzas de seguridad leales al gobierno. Islam informó que durante la noche terminó la rebelión.

    Sólo terminaron el levantamiento luego que la primera ministra, Sheij Hasina Wajed, les garantizara una amnistía. Según el gobierno, los rebeldes comenzaron a entregar sus armas.

    Los rebeldes se levantaron durante una conferencia en la sede de los "Bangladesh Rifles", en la cual se criticó el comando de tropas.

    Tomaron prisioneros a varios oficiales y exigieron una profunda reforma de la estructura de comando. "Los soldados comenzaron a entregar sus armas en los depósitos", dijo Islam. Agregó que gran cantidad de gente murió en la rebelión y que muchos muertos y heridos aún se encuentran en el regimiento de 2,5 kilómetros cuadrados en el centro de Dacca. Inicialmente se habló de cinco muertos, entre ellos dos oficiales.

    También fueron liberadas las familias de muchos oficiales que también estaban retenidos en el lugar. La televisión pública mostró cómo mujeres y niños abandonaban la sede militar y subían a vehículos.

    Este motín es la primera prueba interna para el gobierno de Sheij Hasina, cuya liga Awami se alzó vencedora en las elecciones legislativas de diciembre pasado. Esos comicios supusieron en regreso a la democracia del pequeño país asiático tras casi dos años en estado de excepción.

    Fuentes próximas al gobierno en la vecina India se manifestaron preocupadas por la situación en la vecina Bangladesh. India y Bangladesh comparten 4.096 kilómetros de frontera.

    Hasta 50 muertos en una sublevación de soldados en Bangladesh

    La Vanguardia, 26.02.09

    http://www.lavanguardia.es/internacional/noticias/20090226/53648464539/hasta-50-muertos-en-una-sublevacion-de-soldados-en-bangladesh-islam.html

    Benayoun provides ray of light for Benitez

     

    The Bernabeu has been the scene of enough disappointments to last Rafael Benitez a lifetime but it was a place where he found renewed belief, salvation even, when he most needed it last night. He has never taken a team to this stadium and won but Yossi Benayoun's headed goal, eight minutes from time, strengthened his hand on a day of further talks about his contract and he left his native country making more positive noises about his Liverpool future, even though he fell short of categorically committing his future to the club.

    "I was clear before the game I was not thinking about resigning," said Benitez, who began the day at the centre of feverish, false rumours that he was about to part company with the club. "My lawyer was talking to the owners' advisers but the idea is to keep working for the club. I will talk to the owners in the future. We have plenty of time for talks."

    That said, Juande Ramos' own hopes of his tenure being extended beyond the season have taken a severe blow, which should give Liverpool cause for concern with Benitez in Real's sights. It is hard to see him resisting, given the way Benitez is currently feeling about his lot at Liverpool.

    If Liverpool do progress at Anfield in 12 days – and there was nothing in Real's play to suggest they will pose the challenges Benitez spoke of so deferentially last night – it will mean they have reached the quarter-finals in four of the last five years. All in all, a good night's compensation for the fact that as a player, Benitez never made it beyond Real Madrid's 'B' team and his time as assistant first-team coach was curtailed after 11 weeks.
     

    "I will try to enjoy [this] now," Benitez said, not the kind of response you tend to get from him but a wise one, given that new domestic worries are stacking up. Fernando Torres will probably miss Liverpool's trip to Middlesbrough on Saturday having twisted and swollen his ankle in a first-minute challenge here.

    Drawn games might be Liverpool's undoing in domestic competition but on the continent Benitez can luxuriate in better results. This one ranked among Liverpool's finest on Benitez's watch, given that Steven Gerrard had to undergo dressing room exercises which prevented him so much as joining the pre-match warm-up.

    His replacement Benayoun, instrumental to Liverpool's recent wins against Chelsea and Portsmouth, might have been the matchwinner, courtesy of him being allowed to rise unchallenged to deposit Fabio Aurelio's free-kick from the right, but Aurelio himself was the hero.

    The Brazilian, who followed Benitez to Liverpool from Valencia nearly three years ago, is an unsung individual at Anfield and by no means the fastest across the turf but that made the way he almost entirely eliminated Real's only potent threat, Arjen Robben, all the more admirable.

    "They were missing two great footballers [Torres and Gerrard] but the best of Liverpool today was their defence," Ramos admitted. Though Robben's display will cause any Chelsea fans who watched last night's game to wonder how Chelsea came to sell him, he forced a solitary save from Pepe Reina – and the Spaniard had no more work all night.

    Ramos added, however, that Real are still confident of turning the tie around in the second leg. "We are only halfway through," he said, "and we have the desire and hope to win at Anfield and we are going to fight with all our strength to achieve it.

    "Liverpool have the advantage because they have the lead but there is still another match to go and if we have a good game we can win at Anfield, and anywhere else. We are going to fight and work hard in the return match."

    For a side who had scored ten in their previous two La Liga games the misfire was baffling, though perhaps a product of Real's own negative game-plan. "We were more worried about not conceding goals," Ramos said. "It was meant to be 0-0."

    That strategy, taken with Benitez's, tells you that this collision between two of the masters of European football was always was destined to be about as grey as Picasso's colour scheme for Guernica. Certainly not a match to tell your grandchildren about in years to come.

    Liverpool settled for route one, Reina pumping fully half-a-dozen balls directly to Torres during the first half. He latched onto just one, placing a shot from the right hand side of the box which Iker Casillas clawed around his right hand post. Xabi Alonso made the same route look slightly more appealing, intercepting a loose ball in midfield and, after spotting Casillas off his line, hoisting an audacious shot from the centre circle which the Real keeper just flipped over the bar.

    Real played on the floor but the ingenious interaction Raul and Robben demonstrated four minutes in – the Real captain took the Dutchman's clever angular pass and fired a sharp shot at a comfortable height for Reina – was the best it was to get.

    Torres finally hobbled off on the hour, by which time Ramos had asked Robben to test Liverpool's right flank a little. But Liverpool's endgame seemed destined to match Manchester United's 24 hours earlier when Gabriel Heinze fouled Dirk Kuyt.

    The ensuing free-kick blasted some much needed fresh air into Anfield, as did Gerrard's arrival five minutes later. "He was there just in case we needed to keep the ball at the end," said Benitez, whose ovations from the crowd all night demonstrated how they feel about him. Don't bank on the peace holding for too long, though. The current Liverpool aren't that kind of a club.

    Ian Herbert, The Independent, 26.02.09

    http://www.independent.co.uk/sport/football/european/benayoun-provides-ray-of-light-for-benitez-1632506.html

    Des ONG pressent les Vingt-Sept de recevoir d'ex-détenus de Guantanamo

     
    Au fil des semaines, l'Union européenne (UE) se divise sur l'opportunité d'accueillir, ou non, sur son territoire des ex-détenus de la base américaine de Guantanamo. Deux jours avant l'ouverture, à Bruxelles, d'un conseil des ministres de la justice et de l'intérieur des Vingt-Sept, cinq organisations de défense des droits de l'homme ont dès lors réitéré, mardi 24 février, un appel invitant les Vingt-Sept à accueillir les prisonniers qui ne pourraient être sans danger rapatriés dans leur pays d'origine.
     

    Amnesty International, Human Rights Watch, Reprieve, Center for Constitutional Rights et la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme estiment à 60 - sur les 244 encore présents à Guantanamo - le nombre de détenus susceptibles d'être libérés par les Etats-Unis et ne pouvant retourner dans leur pays : l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, la Libye, la Syrie, la Chine, la Russie, l'Azerbaïdjan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan et les Territoires palestiniens occupés. Aucune charge n'a été retenue contre eux par les autorités américaines mais l'incertitude quant à leur sort futur fait qu'ils sont maintenus en détention. Trente autres terroristes présumés devraient être jugés aux Etats-Unis.

    "Les gouvernements européens peuvent aider à la fermeture du camp en accueillant ces soixante hommes, affirme Reed Brody, conseiller juridique de Human Rights Watch. Certains ont déjà des liens en Europe et ont reçu des promesses de soutien de la part de communautés locales." Au cours des dernières années, 27 anciens détenus ont déjà regagné l'UE, dont ils étaient originaires, et deux autres, habitant la Russie et l'Albanie, ont obtenu l'asile respectivement aux Pays-Bas et en Suède.

    Sept anciens prisonniers ont, depuis, été soupçonnés d'activités terroristes mais aucune condamnation n'a jusqu'à présent été prononcée.

    Les organisations de défense des droits de l'homme invitent les Vingt-Sept à définir rapidement un plan d'action commun. Elles disent comprendre les impératifs de sécurité évoqués par certains pays mais estiment que "le simple fait qu'un individu ait été détenu à Guantanamo ou ait été décrit comme une menace par les autorités américaines ne peut être considéré comme une preuve que cette personne représente effectivement une menace".

    Telle est la position du Parlement européen, résumée dans une résolution votée le 4 février. Une série de capitales (Paris, Rome, Madrid, Lisbonne) défendent également ce point de vue et se disent soucieuses d'aider la nouvelle administration démocrate, qui veut fermer le camp de Guantanamo en janvier 2010 et faire réexaminer, d'ici là, le statut de chaque prisonnier.

    Le dossier s'est toutefois beaucoup compliqué. Des membres de l'Union, dont la République tchèque qui la préside jusqu'au 30 juin, ne cachent plus, en effet, leur hostilité au principe même d'ouvrir l'espace européen à d'anciens pensionnaires de Guantanamo. Les pays scandinaves et les Pays-Bas évoquent des difficultés politiques internes pour justifier leurs réticences. Un haut diplomate d'Europe centrale pose crûment une question : "Doit-on accueillir des gens seulement parce qu'ils ont été torturés ?"

    Les Vingt-Sept dans leur ensemble ont, en tout cas, découvert les difficultés juridiques et politiques d'un tel projet. Sans compter que certains Etats membres redoutent que la discussion sur le sort des détenus de Guantanamo ne relance les questions sur leur participation aux vols secrets de la CIA, qui ont permis à l'agence américaine d'acheminer des terroristes présumés. On sait désormais que le Parlement européen a voté sa résolution après qu'un passage évoquant le rôle du Portugal, alors dirigé par José Manuel Barroso, actuel président de la Commission de Bruxelles, a été biffé.

    La question du statut des détenus admis à séjourner en Europe est une autre pierre d'achoppement. Certains pays font valoir que, même s'ils sont hostiles à l'accueil d'ex-détenus, le principe de la libre circulation dans l'espace européen fera qu'ils pourraient être, demain, confrontés à la présence sur leur territoire d'individus qu'ils jugent indésirables mais qui auraient été admis par un pays voisin.

    En l'attente d'un prochain voyage aux Etats-Unis de la présidence tchèque et du commissaire Jacques Barrot, en charge du portefeuille justice, liberté et sécurité, les Vingt-Sept se bornent à évoquer un nécessaire "cadrage" de la discussion. Et à souligner que le problème est "d'abord américain". Une manière de ne pas étaler publiquement leurs divergences.

    Jean-Pierre Stroobants, Le Monde, 26.02.09

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/02/25/des-ong-pressent-les-vingt-sept-de-recevoir-d-ex-detenus-de-guantanamo_1160147_3214.html#ens_id=1073709